Depuis plusieurs années, Montréal connait une hausse marquée des loyers, une situation qui touche directement la vie quotidienne de milliers de locataires. Longtemps reconnue comme une ville où l’on pouvait trouver un logement à un prix raisonnable, Montréal fait maintenant face à une crise du logement qui transforme son paysage social et économique.

L’augmentation du cout des loyers est devenue un sujet central dans les discussions publiques, car elle influence non seulement l’accès a un endroit ou vivre, mais aussi la qualité de vie, la stabilité financière et le sentiment d’appartenance des citoyens a leur quartier. La question qui se pose aujourd’hui est donc la suivante : quelles sont les causes de cette hausse, quels sont ses impacts et que peut-on faire pour améliorer la situation?
« Une situation désolante pour tous. »
– Josiane Boucher, intervenante en HLM
Je suis donc partie à la rencontre de deux personnes, une jeune intervenante dans les habitations à loyers modérées (HLM) et une propriétaire à Montréal et voici leurs réponses face à la hausse du loyer à Montréal.

Josiane Boucher, une intervenante en HLM depuis maintenant trois ans, dit que plusieurs parents ont de la difficulté à arrondir leurs fins de mois, même s’ils habitent dans des logements à « prix réduits » et ils ont peur pour leurs enfants. Ils ne veulent pas que leurs enfants finissent comme eux. Ces parents ont aussi du mal à acheter du matériel scolaire ou même de nouveaux vêtements.
Madame Boucher m’a confié qu’elle voyait des enfants avec des chaussures trop petites pour eux ou même trouées. Malheureusement, leurs parents n’ont pas les moyens de biens subvenir aux besoins de leurs enfants tout en gardant un toit sur leurs têtes. Ce dilemme, concerne beaucoup plus les nouveaux immigrants, car la plupart ont toujours du mal à bien s’intégrer dans notre société où ils n’arrivent pas à avoir un travail stable. Ce qui est désolant est qu’il y a une grande chance pour leurs enfants de finir comme leurs parents, oui, certes, ils y en ont qui s’en sort, mais la plupart vont vivre dans la même situation qu’ils ont vécu plus jeunes, car ils n’ont jamais connu une « vie stable ».
La plupart des gens qui habitent dans ces habitations sont souvent des mères monoparentales qui peuvent seulement compter sur eux-mêmes pour « survivre » ce qui est un lourd fardeau sur leurs dos. Cela pourrait finir par créer un cercle vicieux pour leurs enfants qui auront, eux aussi, de la misère à s’en sortir. Josiane suggère que ce qui pourrait les aider serait de ne pas augmenter leurs loyers lorsque que leurs salaires raugmentent et que le gouvernement devrait leur offrir plus d’aide et de support pour les aider à s’en sortir.
Sabina, une propriétaire à Montréal depuis maintenant huit ans, mentionne que Montréal est devenue une ville très saturée et qu’il est devenu difficile de se trouver un logement abordable. En tant que propriétaire, elle essaye de conserver son loyer à bas prix aussi longtemps que possible.















